Située au cœur du Valenciennois, la ville de Valenciennes possède une histoire riche qui plonge ses racines dans l’Antiquité romaine et les migrations celtes, avant de devenir un point stratégique disputé par les grandes puissances européennes. Explorons ensemble les origines de cette cité du Nord.
Des empereurs romains aux tribus belges
Le nom de Valenciennes trouve son origine dans l’onomastique romaine : la ville a été nommée d’après l’Empereur romain Valentinien Iᵉʳ (321-375).
À l’époque gallo-romaine, la future cité se situait à la frontière de deux puissants peuples belges :
- Les Atrébates : dont le nom signifie « les maîtres du sol ».
- Les Nerviens : un peuple farouche dont le nom est possiblement lié au dieu Nérios (la divinité des sources), avec un sens évoquant la force ou la virilité.
Pourtant, malgré ce prestigieux voisinage et son parrainage impérial, Valenciennes n’était pas encore la grande métropole que l’on connaît. Au vu des mentions textuelles et des appellations que l’on retrouve aux époques mérovingienne et carolingienne, la localité n’était alors sans doute qu’une simple villa (un grand domaine agricole) ou une modeste bourgade.
Le tournant du Grand Siècle : le rattachement à la France
Il faudra attendre la fin du XVIIᵉ siècle pour que le destin de Valenciennes bascule définitivement dans le giron français. C’est le traité de Nimègue, signé en 1678, qui formalise son intégration au royaume de France. Ce traité historique venait clore la guerre de Hollande, qui opposait la France de Louis XIV et ses alliés à la Quadruple-Alliance.
L’héraldique de Valenciennes : le lion du Valenciennois
Pour les passionnés de blasons, les armoiries de la ville rappellent sa puissance historique et ses attaches territoriales. Le blason de Valenciennes se décrit ainsi selon les règles de l’art héraldique :
De gueules, au lion d’or armé et lampassé d’azur.

En termes clairs, cela signifie que le bouclier est à fond rouge (gueules), sur lequel se dresse un lion jaune (or) dont les griffes (armé) et la langue (lampassé) sont peintes en bleu (azur). Un symbole fier qui traverse les siècles.



